Pour certains citadins la campagne est intolérable parce que son silence rejoint leur vide intérieur. [ Ferdinand Bac ]

Elle a eu son BAC, voui voui !! Ca doit vous étonnez ! Et ouaip, maintenant plus que les visités à Rennes pour cette satanée chambre et inscription a la FAC !!!

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LE HASCHISCH

Quand on fait la moisson du chanvre, il se passe quelquefois d'étranges phénomènes dans la personne des travailleurs mâles et femelles. On dirait qu'il s'élève de la moisson je ne sais quel esprit vertigineux qui circule autour des jambes et monte malicieusement jusqu'au cerveau. La tête du moissonneur est pleine de tourbillons, d'autres fois elle est chargée de rêverie. Les membres s'affaiblissent et refusent le service. Du reste, il m'est arrivé, à moi, enfant, jouant et me roulant dans des amas de luzerne, des phénomènes analogues.
On a essayé de faire du haschisch avec du chanvre de France. Tous les essais jusqu'à présent ont été mauvais, et les enragés qui veulent à tout prix se procurer des jouissances féeriques ont continué à se servir du haschisch qui avait traversé la Méditerranée, c'est-à-dire fait avec du chanvre indien ou égyptien. La composition du haschisch est faite d'une décoction de chanvre indien, de beurre et d'une petite quantité d'opium.
Voici une confiture verte, singulièrement odorante, tellement odorante qu'elle soulève une certaine répulsion, comme le ferait, du reste, toute odeur fine portée à son maximum de force et pour ainsi dire de densité.
Prenez-en gros comme une noix, remplissez-en une petite cuiller, et vous possédez le bonheur ; le bonheur absolu avec toutes ses ivresses, toutes ses folies de jeunesse, et aussi ses béatitudes infinies. Le bonheur est là, sous la forme d'un petit morceau de confiture ; prenez-en sans crainte, on n'en meurt pas ; les organes physiques n'en reçoivent aucune atteinte grave. Peut-être votre volonté en sera-t-elle amoindrie, ceci est une autre affaire.
Généralement pour donner au haschisch toute sa force et tout son développement, il faut le délayer dans du café noir très chaud, et le prendre à jeun; le dîner est rejeté vers dix heures ou minuit; une soupe très légère seule est permise. Une infraction à cette règle si simple produirait ou des vomissements, le dîner se querellant avec la drogue, ou l'inefficacité du haschisch.
Beaucoup d'ignorants ou d'imbéciles qui se conduisent ainsi accusent le haschisch d'impuissance.
À peine la petite drogue absorbée, opération qui, du reste, demande une certaine résolution, car, ainsi que je l'ai dit, la mixture est tellement odorante qu'elle cause à quelques personnes des velléités de nausées, vous vous trouvez immédiatement placé dans un état anxieux. Vous avez entendu vaguement parler des effets merveilleux du haschisch, votre imagination s'est fait une idée particulière, un idéal d'ivresse, et il vous tarde de savoir si la réalité, si le résultat sera adéquat à votre préconception. Le temps qui s'écoule entre l'absorption du breuvage et les premiers symptômes varie suivant les tempéraments et aussi suivant l'habitude. Les personnes qui ont la connaissance et la pratique du haschisch sentent quelquefois, au bout d'une demi-heure, les premiers symptômes de l'invasion.
J'ai oublié de dire que le haschisch causant dans l'homme une exaspération de sa personnalité et en même temps un sentiment très vif des circonstances et des milieux, il était convenable de ne se soumettre à son action que dans des milieux et des circonstances favorables. Toute joie, tout bien-être étant surabondant, toute douleur, toute angoisse est immensément profonde. Ne faites pas par vous-même une pareille expérience, si vous avez à accomplir quelque affaire désagréable, si votre esprit se trouve porté au spleen, si vous avez un billet à payer. Je l'ai dit, le haschisch est impropre à l'action. Il ne console pas comme le vin ; il ne fait que développer outre mesure la personnalité humaine dans les circonstances actuelles où elle est placée. Autant qu'il se peut, il faut un bel appartement ou un beau paysage, un esprit libre et dégagé, et quelques complices dont le tempérament intellectuel se rapproche du vôtre ; un peu de musique aussi, s'il est possible.
La plupart du temps, les novices, à leur première initiation, se plaignent de la lenteur des effets. Ils les attendent avec anxiété, et comme cela ne va pas assez vite à leur gré, ils font des fanfaronnades d'incrédulité qui réjouissent beaucoup ceux qui connaissent les choses et la manière dont le haschisch se gouverne. Ce n'est pas une des choses les. moins comiques que de voir les premières atteintes apparaître et se multiplier au milieu même de cette incrédulité. D'abord une certaine hilarité saugrenue et irrésistible s'empare de vous. Les mots les plus vulgaires, les idées les plus simples prennent une physionomie bizarre et nouvelle.
Cette gaîté vous est insupportable à vous-même ; mais il est inutile de regimber. Le démon vous a envahi; tous les efforts. que vous ferez pour résister ne serviront qu'à accélérer les progrès du mal. Vous riez de votre niaiserie et de votre folie; vos camarades vous rient au nez, et vous ne leur en voulez pas, car la bienveillance commence à se manifester.
Cette gaîté languissante, ce malaise dans la joie, cette insécurité, cette indécision de la maladie dure généralement peu de temps. Il arrive quelquefois que des gens tout à fait impropres aux jeux de mots improvisent des enfilades interminables de calembours, des rapprochements d'idées tout à fait improbables, et faits pour dévoyer les maîtres les plus forts dans cet art saugrenu. Au bout de quelques minutes, les apports d'idées deviennent tellement vagues, les fils qui relient vos conceptions sont si ténus, que vos complices, vos coreligionnaires seuls peuvent vous comprendre. Votre folâtrerie, vos éclats de rire paraissent le comble de la sottise à tout homme qui n'est pas dans le même état. que vous.
La sagesse de ce malheureux vous réjouit outre mesure, son sang-froid vous pousse aux dernières limites de l'ironie ; il vous paraît le plus fou et le plus ridicule de tous les hommes. Quant à vos camarades, vous vous entendez parfaitement avec eux. Bientôt vous ne vous entendez plus que par les yeux. Le fait est que c'est une situation passablement comique que elle d'hommes qui jouissent d'une gaîté incompréhensible pour qui n'est pas situé dans le même monde qu'eux. Ils le prennent en profonde pitié. Dès lors, l'idée de supériorité pointe à l'horizon de votre intellect. Bientôt elle grandira démesurément.
J'ai été témoin, dans cette première phase, de deux cènes assez grotesques. Un musicien célèbre, qui ignorait les propriétés du haschisch, et n'en avait peut-être jamais entendu parler, arrive au milieu d'une société où presque tout le monde en avait pris.
On essaye de lui faire comprendre ses merveilleux effets. Il rit avec grâce, comme un homme qui veut bien poser quelques minutes par esprit de bien poser parce qu'il est bien élevé. On rit beaucoup ; l'homme qui a pris du haschisch est, dans la phase, doué d'une merveilleuse intelligence comique. Les éclats de rire, les énormités incompréhensibles, les jeux de mots inextricables, les baroques continuent. Le musicien déclare que cette charge d'artistes est mauvaise, que d'ailleurs elle être bien fatigante pour les auteurs.
La joie augmente. “ Cette charge est peut être bonne pour vous, pour moi non ”, dit-il. “ Il suffit qu'elle soit bonne pour nous ”, réplique un des malades. Des éclats de rire interminables plissent la salle. Mon homme se fâche et veut s' aller. Quelqu'un ferme la porte et cache la clef.
Un autre se met à genoux devant lui, et lui déclare en pleurant, au nom de toute la société, que si elle émue pour lui et pour son infériorité de la plus profonde pitié, elle n'en sera pas moins animée d'une éternelle bienveillance.
On le supplie de faire de la musique, il se résigne.
À peine le violon s'était-il fait entendre que les sons se répandaient dans l'appartement empoignaient çà là quelqu'un des malades. Ce n'étaient que de profonds, sanglots, gémissements déchirants, de pleurs. Le musicien épouvanté s'arrête, il se croit dans une maison de fous. Il s'approche de celui dont la béatitude faisait le plus de tapage ; il lui demande s'il souffre beaucoup et ce qu'il faudrait faire pour le soulager. Un esprit positif, qui lui non plus n'avait pas goûté de la drogue béatifique, propose de la limonade: des acides. Le malade, l'extase dans les yeux, le regarde avec un indicible mépris ; c'est son orgueil qui le sauve des plus graves injures. En effet, quoi de plus propre à exaspérer un malade de joie que de vouloir le guérir ?
Voici un phénomène extrêmement curieux, selon toi : une domestique, chargée d'apporter du tabac et des rafraîchissements à des gens pris de haschisch, se voyant entourée de têtes bizarres, d'yeux démesurément agrandis, et comme circonvenue par une atmosphère malsaine, par cette folie collective, part d'un éclat de rire insensé, laisse tomber le plateau qui se brise avec toutes les tasses et les verres, et s'enfuit épouvantée à toutes jambes. Tout le monde rit. Elle a voué le lendemain avoir éprouvé quelque chose de singulier pendant plusieurs heures, avoir été toute rôle, toute drôle, toute je ne sais comment. Cependant elle n'avait pas pris de haschisch.
La seconde phase s'annonce par une sensation de fraîcheur aux extrémités, une grande faiblesse; vous avez, comme on dit, des mains de beurre, une lourdeur de tête et une stupéfaction générale dans tout votre être. Vos yeux s'agrandissent, ils sont comme tirés dans tous les sens par une extase implacable. Votre face remplit de pâleur, elle devient livide et verdâtre.
Les lèvres se rétrécissent, se raccourcissent et vouloir rentrer en dedans. Des soupirs rauques et fonds s'échappent de votre poitrine, comme si nature ancienne ne pouvait pas supporter le poids votre nature nouvelle. Les sens deviennent d'une finesse et d'une acuité extraordinaires. Les yeux percent l'infini. L'oreille perçoit les sons les plus insaisissables au milieu des bruits les plus aigus.
Les hallucinations commencent. Les objets extérieurs prennent des apparences monstrueuses. Ils révèlent à vous sous des formes inconnues
Puis ils se déforment, se transforment, et enfin entrent dans votre être, ou bien vous entrez en eux. Les équivoques les plus singulières, les transpositions d'idées les plus inexplicables ont lieu. Les sons ont une couleur, les couleurs ont une musique. Les notes musicales sont des nombres, et vous résolvez avec rapidité effrayante de prodigieux calculs d'arithmétique à mesure que la musique se déroule dans votre oreille. Vous êtes assis et vous fumez; vous croyez être dans votre pipe, et c'est vous que votre pipe fume, c'est vous qui vous exhalez sous la forme de nuages bleuâtres.
Vous vous y trouvez bien, une seule chose vous occupe et vous inquiète. Comment ferez-vous pour sortir de votre pipe ? Cette imagination dure une éternité. Un intervalle de lucidité avec un grand effort vous permet de regarder à la pendule. L'éternité a duré une minute. Un autre courant d'idées vous emporte ; il vous emportera pendant une minute dans son tourbillon vivant, et cette minute sera encore une éternité. Les proportions du temps et de l'être sont dérangées par la multitude innombrable et par l'intensité des sensations et des idées. On vit plusieurs vies d'homme en l'espace d'une heure. C'est bien là le sujet le La Peau de chagrin. Il n'y a plus équation entre les organes et les jouissances.
De temps en temps la personnalité disparaît.
L'objectivité qui fait certains poètes panthéistiques et les grands comédiens devient telle que vous vous confondez avec les êtres extérieurs. Vous voici arbre mugissant au vent et racontant à la nature des mélodies végétales. Maintenant vous planez dans l'azur du ciel immensément agrandi. Toute douleur a disparu.
Vous ne luttez plus, vous êtes emporté, vous n'êtes plus votre maître et vous ne vous en affligez pas. Tout à l'heure l'idée du temps disparaîtra complètement.
De temps en temps encore un petit réveil a lieu. Il vous semble que vous sortez d'un monde merveilleux et fantastique. Vous gardez, il est vrai, la faculté de vous observer vous-même, et demain vous aurez conservé le souvenir de quelques-unes de vos sensations. Mais cette faculté psychologique, vous ne pouvez pas l'appliquer. Je vous défie de tailler une plume ou un crayon ; ce serait un labeur au-dessus de vos forces.
D'autres fois la musique vous raconte des poèmes infinis, vous place dans des drames effrayants ou féeriques. Elle s'associe avec les objets qui sont sous vos yeux. Les peintures du plafond, même médiocres ou mauvaises, prennent une vie effrayante. L'eau limpide et enchanteresse coule dans le gazon qui tremble. Les nymphes aux chairs éclatantes vous regardent avec de grands yeux plus limpides que l'eau et l'azur. Vous prendriez votre place et votre rôle dans les plus méchantes peintures, les plus grossiers papiers peints qui tapissent les murs des auberges.
J'ai remarqué que l'eau prenait un charme effrayant pour tous les esprits un peu artistes illuminés par le haschisch. Les eaux courantes, les jets d'eau, les cascades harmonieuses, l'immensité bleue de la mer, roulent, donnent, chantent au fond de votre esprit. Il ne serait peut-être pas bon de laisser un homme en cet état au bord d'une eau limpide ; comme le pêcheur de la ballade, il se laisserait peut-être entraîner par l'Ondine.
Vers la fin de la soirée, on peut manger, mais cette opération ne s'accomplit pas sans peine. On se trouve tellement au-dessus des faits matériels qu'on préférerait certainement rester couché tout de son long au fond de son paradis intellectuel. Quelquefois cependant l'appétit se développe d'une manière extraordinaire ; mais il faut un grand courage pour remuer une bouteille, une fourchette et un couteau.
La troisième phase, séparée de la seconde par un redoublement de crise, une ivresse vertigineuse suivie d'un nouveau malaise, est quelque chose d'indescriptible. C'est ce que les Orientaux appellent le kief; c'est le bonheur absolu. Ce n'est plus quelque chose de tourbillonnant et de tumultueux. C'est une béatitude calme et immobile. Tous les problèmes philosophiques sont résolus. Toutes les questions ardues contre lesquelles s'escriment les théologiens, et qui font le désespoir de l'humanité raisonnante, sont limpides et claires. Toute contradiction est devenue unité. L'homme est passé dieu.
Il y a en vous quelque chose qui dit : “ Tu es supérieur à tous les hommes, nul ne comprend ce que tu penses, ce que tu sens maintenant. Ils sont même incapables de comprendre l'immense amour que tu éprouves pour eux. Mais il ne faut pas les haïr pour cela ; il faut avoir pitié d'eux. Une immensité de bonheur et de vertu s'ouvre devant toi. Nul ne saura jamais à quel degré de vertu et d'intelligence tu es parvenu. Vis dans la solitude de ta pensée, et évite d'affliger les hommes. ” Un des effets les plus grotesques du haschisch est la crainte poussée jusqu'à la folie la plus méticuleuse d'affliger qui que ce soit. Vous déguiseriez même, si vous en aviez la force, l'état extra-naturel où vous êtes, pour ne pas causer d'inquiétude au dernier des hommes.
Dans ce suprême état, l'amour, chez les esprits tendres et artistiques, prend les formes les plus singulières et se prête aux combinaisons les plus baroques. Un libertinage effréné peut se mêler à un sentiment de paternité ardente et affectueuse. Ma dernière observation ne sera pas la moins curieuse. Quand, le lendemain matin, vous voyez le jour installé dans votre chambre, votre première sensation est un profond étonnement. Le temps avait complètement disparu. Tout à l'heure c'était la nuit, maintenant c'est le jour. “ Ai-je dormi, ou n'ai-je pas dormi ? Mon ivresse a-t-elle duré toute la nuit, et la notion du temps étant supprimée, la nuit entière n'a-t-elle eu pour moi à peine que la valeur d'une seconde ? ou bien, ai-je été enseveli dans les voiles d'un sommeil plein de visions ? ” Il est impossible de le savoir. Il vous semble que vous éprouvez un bien-être et une légèreté d'esprit merveilleuse ; nulle fatigue. Mais à peine êtes-vous debout qu'un vieux reste d'ivresse se manifeste. Vos jambes faibles vous conduisent avec timidité, vous craignez de vous casser comme un objet fragile. Une grande langueur, qui ne manque pas de charme, s'empare de votre esprit. Vous êtes incapable de travail et d'énergie dans l'action. C'est la punition méritée de la prodigalité impie avec laquelle vous avez fait une si grande dépense de fluide nerveux. Vous avez jeté votre personnalité aux quatre vents du ciel, et maintenant vous avez de la peine à la rassembler et à la concentrer. ]
Charles Baudelaire.




Pour certains citadins la campagne est intolérable parce que son silence rejoint leur vide intérieur. [ Ferdinand Bac ]
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# Posté le mardi 07 juillet 2009 07:46
Modifié le mardi 07 juillet 2009 08:03

«La mer enseigne aux marins des rêves que les ports assassinent.»[ Bernard Giraudeau ]

«La mer enseigne aux marins des rêves que les ports assassinent.»[ Bernard Giraudeau ]
[ ... Il y avait de la bouffe, à boire, une fumée âcre de tabac et d'herbe, des discours, des refrains en choeur, des échange politiques hautement inutiles mais fiévreux, et un gringo, moi, qui demandait ce que l'on fêtait. La Pendaison de Pinochet en rythme et en rimes, c'est un rite, me dit une ardente chilienne à crinière noire, on lui brûle la plante des pieds avec les poèmes et les chants de ceux qu'il a voulu faire taire, le guitariste dont il a coupé les mains, on le brûle avec la langue des acteurs qu'il a fait arracher, le sexe broyé des femmes et le silence qu'il n'aura jamais. entre et reste jusqu'a la fin je reviens. ... ]

[ ... Il est faiseur de mots, ceux qui ouvrent les portes. Son écriture est témoin, issue des fissures volcaniques et du poudroiement des neiges. Elle est prières. Les mots écrits doivent êtres dits. Chants d'amour, rivières de cristal, ils irriguent la glaise pétrifiée. Pour la vie, ni la sueur, ni les rires des clowms ouvriers aux visages de salpêtre. Mon amie écrit tout cela pour que nous chantions avec lui. Obséssion de l'eau salvatrice et du souffle energie, il sait que sous la paix visible couvre la colère, la sève mortelle, et il dit: " Le poète est chaman, guérisseur des maux par les mots qu'il pose sur les ailes du vent. Il est le fils du jours aveuge et de la nuit lactée." ...]

[ ... C'est un campement desert sur le flan d'un mamelon, à la lisière d'une végétation dense , d'arbustre torturé par le sol de roche. Le premier matin, je découvris ce que la nuit m'avait caché et je suis resté à la contempler. Jour immobile sous les fleuves de sève incessants, comme l'effervescence d'un printemps impatient. La paix enfin. Poser son regard sur le jour éblouissant, regarder l'invisible, des heures, qui s'appuie sur chanque branche, chaque pétale ivre. Se baigner des parfums, ne rien faire qu'être le moment, sans futur, sans griffe du passé, être maintenant, inondé de lumière matinal, sans amertume en bouche. N'avoir à resperer que le silence, le souffle léger comme un murmure, avec la soie d'une brise de mer qui caresse la peau, boire le soleil doucement comme un lait d'or. Même les ombres sont solaires, surtout les ombres, puisque dessinées par la lumière avec du bleu et des restes de nuit. Je regarde unne grappe de feuille, un éventail que se penche vers les hautes herbes fragiles, des graminées élégantes, hautaines, qui se balancent sous la libellure attentive. ...]


Bernard Giraudeau : " Les dames de nage"
# Posté le mercredi 10 juin 2009 14:02

Vous pouvez tromper quelques personnes tout le temps. Vous pouvez tromper tout le monde un certain temps. Mais vous ne pouvez tromper tout le monde tout le temps. [Abraham Lincoln]

Vous pouvez tromper quelques personnes tout le temps. Vous pouvez tromper tout le monde un certain temps. Mais vous ne pouvez tromper tout le monde tout le temps. [Abraham Lincoln]
" Un jour, l'homme a attaché le temps à une chaîne. Il le mit dans sa poche en le consultant de temps en temps. De temps en temps. Puis il voulut le temps enchaîné à son poignet, croyant ainsi l'apprivoiser et le dominer. Mais c'est le temps qui enchaîna l'homme. Il oublia de lire les ombres, de reconaître les signes. Il désapprit ce que le soleil lui avait enseigné. C'est ainsi qu'il fut prisonnier du temps. L'homme, autrefois, le prenait quand il le souhaitait. Le temps était là à attendre. Il était à prendre. L'homme le regardait. Il avait le temps et le temps était libre. L'homme était libre du temps et le temps était libre des hommes. Mais le temps ainsi attaché à son poignet, enfermé dans les horloges, se mit à tourner en rond comme dans une cage. On lui mit des chiffres pour ne pas le perdre. Il ne fallais pas perdre de temps. C'est ce que l'homme croyait.
Il finit par courir désespérément après lui, celui, bien sûr, qu'il avait enchaîné. L'autre n'avait pas bougé, il était toujours là à attendre et il voyait l'homme passer devant lui en courant sans le regader, sans s'arrêter pour tenter de le voir puisqu'il avait les yeux fixés sur son poigné . Il poursuivait l'autre temps, celui qu'il avait inventé, un temps aveugle, cruel, remplaçable, un monstre enragé, virtuel, qui finit par le tuer. C'est ainsi que l'homme est devenu mortel. Avant, il s'endormait pour mourir en prenant le temps, se laissant bercer par lui. C'était un dernier mariage. Sachant que le temps était immortel, il partait avec lui sans frayeur, de l'autre côté de la vie."

Bernard Giraudeau : " Les dames de nage "Voilà le dernier livre que je me suis mit en quête de lire...

photo à venir de l'anniv' d' Alison <3

# Posté le mardi 12 mai 2009 13:11
Modifié le vendredi 15 mai 2009 11:49

L'art d'aimer ? C'est savoir joindre à un tempérament de vampire la discrétion d'une anémone. [Emil Michel Cioran]

Sais-tu danser la Carioca ? C'n'est pas un Fox-Trot ou une Polka, c'n'est vraiment pas très compliqué
Pour la comprendre suis bien mes pas
C'n'est pas un Tango un tcha-tcha, encore moins une Bossa Nova , quand t'as goûté à cette danse là
Tu ne peux plus faire que ça
YOUPI ! DANSONS LA CARIOCA
C'EST BIEN FAISEZ TOUS COMME MOI
YOUPI AVEC LA CARIOCA
TANT PIS S'IL FAUT DIRE AUX AUTRES DANSES
AU REVOIR
Maintenant qu'tu danses la Carioca, ca tu t'en fiches bien de la Polka, tu n'en veux plus de la Rumba
Du Hou la Hop et du Tcha-Tcha
Tous les matins dès le lever, la carioca te fais bouger, et quand tu danses chaque petit pas
Te met en joie pour la journée
YOUPI ! DANSONS LA CARIOCA
C'EST BIEN FAISEZ TOUS COMME MOI
YOUPI AVEC LA CARIOCA
TANT PIS S'IL FAUT DIRE AUX AUTRES DANSES
AU REVOIR ]




"-J'ai 18ans...
-Quoi?
-J'AI 18ans...
-Ah * personne très très enjoué* Bah... Euh... C'est cool !?
-Ouai, enfin... Ca me prouve juste que je vieillit, et ça me prévient juste des premieres rides !
-...
-...
-T'as dis quelque chose ?
- AAAHHH une soucoupe volante !!
-*regard intérrogateure* Je sais vraiment pas ce que t'as aujourd'hui... * me regarde une derniere fois et s'en va*
- rien... J'aurais juste voulut que tu me souhaites un joyeux anniversaire..."
 L'art d'aimer ? C'est savoir joindre à un tempérament de vampire la discrétion d'une anémone. [Emil Michel Cioran]
# Posté le mercredi 15 avril 2009 12:51
Modifié le vendredi 24 avril 2009 15:34

J'ose croire n'être fait comme aucun de ceux qui éxistent [Jean Jacques Rousseau]

SOUVENIR SOUVENIR TINTINTINTIN !!!
Dédicasse à Katell xD Et à nos vacances d'il y a 4 ou 5 ans je ne sais plus ^^ !!

Bref petit Poème qu'elle s'était éclater à faire alors que j'était malade comme un chien * J'ai jamais compris cette expréssion * attention les yeux les enfants cest du lourd elle n'avait que 14ans et elle etait deja pleine de talent xD :

Cette douleur qui vous guette.
Vous transperce et vous rejette,
elle vous crispe au plus profond,
comme une vierge qui vacille sur son balcon,
attirée par le vertige de la bassine,
qui comme on peut le dire, vous cuisine!
Mais après l'attente vient le soulagement
de se qu'on appelle le vomissement xD
Car après avoir tout rejeté,
vous vous sentirez en pleine sentez


Buvons, à la santé de la malade, et mangeons une assiette de Knakies

"T'es d'meilleur humeur"? Normal, t'as la bouche pleine de bonheur !
J'ose croire n'être fait comme aucun de ceux qui éxistent [Jean Jacques Rousseau]
# Posté le mercredi 18 mars 2009 13:50
Modifié le lundi 23 mars 2009 15:03